Chroniques·livres bookaddiction

Le livre du mois : LE TEMOIN IMPREVU de Jo Wajsblat & Gilles Lambert.

Hello mes amis,

Je vous propose une nouvelle rubrique via mon blog. Son titre : Le livre du mois ! Il m’arrive entre deux (plutôt trois, quatre) séries, de lire des bouquins, comme beaucoup d’entre nous, surtout le vendredi soir quand il fait tout noir dehors. J’ai pensé qu’il serait sympathique de partager les lectures qui m’ont le plus marquées depuis ma naissance. Non je plaisante, la fille qui s’emballe ! Disons plutôt, DEPUIS ces derniers mois. Si vous avez, vous aussi des livres qui vous ont bouleversés, n’hésitez pas à les noter en commentaire. Cela me semble une belle idée de partager, non !? 
Ce mois-ci, je voudrais mettre en lumière « Le témoin imprévu » écrit par Jo Wajsblat et le journaliste Gilles Lambert.
Ce livre m’a profondément remuée, et ce pour deux raisons. La première, c’est parce que j’ai la grande chance de connaitre la fille de Jo Wajsblat en personne. C’est d’ailleurs elle qui m’a offert le livre de son papa. Celle que je considère aujourd’hui comme mon amie est une femme aussi charmante qu’exquise et dotée d’une culture générale à faire pâlir Les bibliothécaires de la BNF ! (Eh oui chouchou, tu ne fais pas le poids face à elle, comme dirait Mc Solar : Bouge de là). Nathalie est une encyclopédie littéraire vivante. Ma rencontre avec elle est une de ces pépites amicales que la vie vous offre, spontanément. Elle fait partie de cette catégorie de gens qui vous inspire à lire, lire et encore lire ! Même si j’ai toujours été curieuse en la matière. En effet, j’avais toujours des bonnes notes au collège et je savais toujours qui était à la une dans les Ok ! Podium). Cette curiosité est une bonne curiosité qui va bien au-delà de savoir si un tel ou un tel est en plein divorce. Celle-ci nous pousse à sortir de notre torpeur, de nos acquis, Afin d’aller à la découverte d’ouvrages qui vont nous aider à mieux comprendre, mieux apprendre, mieux aimer, et surtout mieux vivre !
La deuxième raison pour laquelle j’ai voulu mettre en lumière cet ouvrage c’est qu’il n’est pas un simple livre sur la Shoa. Le témoignage de Monsieur Wajsblat est tout simplement époustouflant, car Plus on tourne les pages, plus on lit avec nos tripes. Ce qui m’a le plus bouleversé dans ce récit, ce sont les détails qu’il a retranscrits avec une impressionnante précision. Le genre de détails que l’on ne trouve pas dans les livres d’histoire qui se limitaient à relater des faits. Rien de plus ! Plus on en apprend sur le véritable enfer qu’a vécu ce grand monsieur, plus on vit avec lui l’horreur, le traumatisme de la guerre, de la perte de sa famille dans les camps de concentration, et de…la faim. Cette faim insupportable qui nous tiraille le ventre page après page. Le plus impressionnant fut sa soif de survie et cela en toutes circonstances, même les plus graves, sans trop penser à l’après… quand tout sera fini.
Cette œuvre, on la vit de l’intérieur ! Alors ne vous fier pas à son absence d’épaisseur car chaque paragraphe a son lot d’émotion. Depuis l’envoûtant « Elle s’appelait Sarah » de Tatiana Rosnay, qui m’avait pas mal traumatisée, puis hantée pendant des semaines, jamais une lecture ne m’avait autant marquée. C’est pour toutes ces raisons que je vous le recommande vivement. Pour plus de facilité, je vous ai mis la fiche de lecture et le lien Amazon.
Je vous embrasse. À très vite. Pour me contacter : junesdavis55@gmail.com
Titre : Le témoin imprévu
Prix : 7,49 Euro
Page : 187 pages
Résumé : En octobre 1944, Jo Wajsblat, un juif polonais de 15 ans, est emmené dans la chambre à gaz. La porte s’est refermée… puis rouverte sur ordre de Mengele. Survivant de Birkenau, il attendra plus de cinquante ans avant de révéler son secret. Le témoin imprévu parle de son expérience exceptionnelle. Si raconter son histoire est un moyen de lutter contre la banalisation, comme le souligne Gilles Lambert, cela était aussi pour Jo Wajsblat une ultime façon de s’excuser d’avoir juste survécu.
Citation : Pour se nourrir, on est prêt à tout. Jo cite le cas d’un couple qui tua un de ses enfants handicapé, pour s’attribuer sa ration de soupe ! Une des voisines, rue Franciskaia, garda chez elle pendant trois semaines le corps de sa petite fille morte de privation pour toucher les bons d’alimentation de l’enfant.

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